Rêver,  Vivre

S’enrichir en consommant moins ?

Bonjour à tous et à toutes !

 

Zéro déchetZero wasteMinimalismeDécroissanceRecyclerRéparerDurableRenouvelable…. tout un vocable qui ne cesse de tracer son chemin dans nos consciences actuelles. Nous sommes baignés de ces termes qui renvoient à une conscience collective : nos actes de consommation et de vie ont un impact négatif sur la planète et notre environnement global. Nous le savons tous, et ainsi nous sommes également au courant qu’il y a des efforts à fournir pour limiter notre empreinte écologique et ainsi préserver un monde qui nous permet de vivre bien, sur cette Terre.

 

Maintenant il y a différents modes d’agir parmi nous. Certains trient leurs déchets, et c’est déjà un grand pas si l’on regarde derrière soi les nombreuses décennies où nous amalgamions les déchets pour les jeter dans des fausses béantes ici ou ailleurs -ce qui d’ailleurs est toujours un problème d’actualité : où mettre nos déchets non recyclables… sous terre, dans l’espace… ? D’autres personnes choisissent un mode de vie impliquant moins de ressources naturelles comme le cas d’un végétarien ou encore mieux un végane, d’autres encore choisissent d’acheter leurs objets et produits du quotidien avec des matériaux responsables et écologiques, mais également d’en acheter en quantité raisonnée.

 

Le minimalisme s’approche plutôt de cette dernière tendance : consommer moins mais mieux ! Et éviter ainsi d’engranger chez soi une multitude d’objets inutiles d’une part, et non durables ou écologiques d’autre part. Mais finalement cette tendance n’est guère nouvelle malgré la résurgence de ce mode de vie, on peut dire que depuis les années 70 en occident bon nombre de personnes se sont fortement senties impliquées dans un devoir écologique, de maintien de la biodiversité, de limitation des déchets générés par notre consommation frénétique ! Ainsi les mouvements de « décroissance » à savoir de limitation de la consommation de denrées, d’objets, de modes de déplacements non durables, n’ont cessé de croître pour avoir aujourd’hui une certaine aura médiatique.

 

En témoigne ce podcast de France inter que je vous invite à retrouver ici :

Je souhaitais particulièrement revenir sur un point essentiel abordé dans cette émission : la notion de bonheur, de plaisir, d’envie.

Nos envies sont-elles liées à des besoins ? Consommer nous rend-t-il plus heureux ? Doit-on ne consommer que par nécessité ou également pour le plaisir d’acheter -et donc de posséder ?

 

Je pense qu’il est essentiel pour tout à chacun dans notre société capitaliste de faire ce travail d’introspection, de se situer par rapport à cet aspect qu’est la consommation dans notre vie. Car il en est ainsi, nous allons pour la plupart louer notre force de travail et nos compétences pour en retirer un salaire, salaire qui pourra nous permettre de payer un certain nombre de choses essentielles -logement, chauffage, nourriture- mais ensuite, le reste. Il nous faut donc savoir ce que nous souhaitons faire de ce dégagement monétaire, et là il faut être au clair avec soi-même. Ainsi je vous propose quelques pistes pour vous aider à faire le point dans votre vie sur votre mode de consommation :

  • Se poser la question : Qu’est-ce qui est vraiment essentiel pour moi ? Être au clair avec ce qui nous rend heureux, et laisser de côté la compulsion d’achat qui sur l’instant peut nous faire plaisir, mais qui ne correspond peut-être pas tout à fait à nos besoins les plus simples, les plus profonds. Si vous souhaitez entretenir votre santé et votre image corporelle, peut-être que les moyens mis dans un gros shopping n’est pas tout à fait la solution appropriée ? Voilà un exemple de réflexion sur ses réelles motivations intérieures.
  • Établir un budget mensuel : Savoir vivre à la hauteur de ses moyens est la meilleure façon d’être libre. Restez le plus possible éloigné des découverts ou des prêts bancaires : pour ce faire il n’y a qu’une solution, établir une feuille de calcul avec vos rentrées d’argents et les sorties. Vous pourrez d’ailleurs mieux réfléchir à la nécessité de certains achats, ou repenser des abonnements dont on oublie parfois jusqu’à leur existence et qui pourtant, vous font « perdre » de l’argent que vous préféreriez investir ailleurs.
  • Faire l’inventaire de votre intérieur : Peut-être gardez vous en souvenir des objets qui ne vous apportent ni plaisir, ni utilité. Il est temps de faire le point avec tous ces objets qui encombrent votre espace physique -placards, tiroirs- mais également votre espace mental -culpabilité de ne pas utiliser l’objet en question, manque de cohésion dans le rangement… Pourquoi se surcharger d’émotions envahissantes ou négatives ? Prenez simplement le temps de faire le point avec vos objets inutiles, et triez-les en plusieurs catégories :
    A ranger / A donner / A jeter-recycler.
  • Mesurer la durabilité d’un produit : Où a-t-il été produit et dans quelles conditions ? Est-ce un objet de récupération ? Puis-je redonner une vie à ce produit une fois hors d’âge ou hors d’usage ? La même question peut et même doit se poser en cuisine. Au lieu de jeter systématiquement épluchures et autres déchets de cuisine, pensons d’abord à ce que contiennent d’intéressant ces « déchets ». Je vous renvoie ici à une de mes récentes lectures riches de bons conseils : Rien ne se perd ! du bon usage des épluchures, Martina Krcmar. Réduisons l’impact de nos déchets en commençant par notre chez-nous. Un autre exemple est simplement d’essayer de vous procurer les produits frais directement au producteur sur un marché ou dans un magasin proposant du vrac, à l’instar de produits conditionnés dans des sachets plastiques qui une fois dans notre garde mangé, finissent directement dans le sac poubelle !

 

Voilà donc quelques pistes pour éviter de surconsommer inutilement, sans pour autant que cela nous procure une sensation de bien être. Tout est encore une fois une question de modération et d’équilibre. Bien sûr l’impact zéro n’existe pas, et de toute façon durant l’histoire des Hommes il y a toujours eu une certaine surconsommation dans les sociétés humaines. Consommer du superflus renvoie à une forme de transcendance de notre condition -soit nous paraissons plus riches, plus importants… même si les formes de pouvoir sont bien sûr bien plus larges que cela, elles ne renvoient pas forcément à la surexploitation et la surconsommation. Mais une chose est sûre, c’est en dépassant la notion de besoin que l’on grandit, en accueillant des désirs et en travaillant pour les assouvir. Tout est question de savoir quels sont ces désirs, comme je l’indiquais plus haut : nos motivations intérieures, essentielles, qui nous poussent à vivre. Et bien souvent de toute façon on se rend compte qu’elles sont loin d’être matérielles ! Ainsi on se rend compte qu’on peut allier l’utile à l’agréable en réduisant ensemble notre impact écologique.

Je finirai donc cet article là dessus, en vous renvoyant à un défi présenté par l’association Zero Waste France : Le défi Rien de Neuf !

Ce défi a pour but en 2018 de nous renvoyer à nos modes de consommation et les moyens et alternatives pour les rendre plus durables écologiquement, en amenant également à d’autres circuits de distribution, d’emploi et de liens sociaux. Un jour futur je vous parlerai d’économie circulaire qui renvoi exactement à ce propos. En attendant j’espère que cet article vous aura intéressé pour les quelques questions et conseils abordés, et je vous souhaite une bonne continuation sur ces voies réflexives sur nos modes de consommation et de vie au quotidien !

 

A bientôt sur le blog eudoxie-blog.com !

Marie

 

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