Penser

Revue cinéma de mars

Et comme à l’accoutumée, je vous propose notre rendez-vous culturel mensuel : la revue cinéma du mois dernier ! Une sélection de films visionnés lors du mois précédent dont je vous soumet mes impressions.

I kill giants – Anders Walter (2018)

Au titre français « Chasseuse de géants » ce film rencontra à sa sortie un succès bref, mais franc. Soupçonnant par le nom assez évocateur, un univers tirant sur le fantastique, et n’étant pas au premier abord attirée par cette catégorie de fiction, je ne m’étais pas laissée tenter. Et pourtant ce film était depuis lors sur ma liste de films à voir un de ces quatre. Mais je dois vous dire tout de même que je suis restée sur ma faim. C’était ni bon ni mauvais, à peine passable.

Bien sûr que le traitement du sujet est intéressant, on se plonge directement dans la psychologie du personnage de Barbara, adolescente qui est certaine de se battre contre des forces mauvaises, des dragons, et sauve ainsi tout son entourage… mais personne ne peut ni le voir ni le croire. C’est cette déchirure entre ces deux mondes qui formera l’axe principal de ce film et ce, jusqu’au dénouement final. Mais au delà de cette vision de par l’enfant, de toute l’histoire.. il n’y a rien de très intéressant, ni dans la réalisation, ni dans le déroulé de l’histoire… tout est assez plat, fade.

Je suis clairement restée sur ma faim et c’est définitivement pas un film que je vous conseillerai sur le champ !

La ligne rouge – Terrence Malick (1998)

Le plus beau film de guerre que je n’ai jamais vu -Avec Apocalypse Now of course. Je ne suis même pas sûre qu’une critique soit possible ici, car c’est un réel bijou de cinéma. Il me semble qu’ici, plus que la guerre, ce sont les passions qu’elle soulève qu’il est question. Nous pataugeons dans la boue nauséabonde du massacre et de ma fureur, mais ce que nous côtoyons, ce sont des hommes, de simples hommes.

La violence des conflits se retrouve décuplée autour d’une nature fraîche et paisible que nous film à merveille Terrence Malick. Les images sont esthétiques et révélatrices d’une folie que seule notre espèce se montre capable, et du chaos qui en découle : la guerre. Et les discours en fond narratif questionnant les idéaux propres à chacun, d’harmonie, de paix, et d’incompréhension face à la démesure qu’engendre les pires affronts nous plonge dans les tourments de l’existence propre. Peut-être sont-ils d’ailleurs un peu trop présents ces questionnements ? Alors que l’image seule pouvait les évoquer ? Et que ce film parle trop, tout simplement, mais comme un poème, il se déroule en cascade accompagnant les scènes toutes aussi belles les unes que les autres, montrant, sans trop entrer dans le fictif, une réalité sombre.

J’ai beaucoup apprécié ce film, qui, sans m’avoir bouleversé, m’a profondément émue. Un film qui marque, par sa simplicité et par le sens profond qu’il nous évoque en chacun de nous.

Incassable – M. Night Shyamalan (2000)

Comme bien souvent, lorsque je m’apprête à regarder un film, je ne lis pas le synopsis, et alors je ne sais jamais à quoi m’attendre, sauf lorsque l’affiche est très évocatrice et laisse soupçonner une ambiance, un genre particulier. Mais ici, rien de tout cela. J’ai cliqué sur visionné, et j’ai laissé l’histoire se dérouler avec plaisir. Dans ce film, on retrouve Bruce Willis qui incarne David Dunn, un homme rescapé d’un mortel accident de train. Choqué par l’événement, et par le fait qu’il en est l’unique survivant, des questions se posent alors à lui, qui avait une vie banale, normale, entre un travail peu intéressant, un fils qu’il aime plus que tout, et un divorce en cours.

Mais plusieurs indices laissés à sa rencontre l’amènent à découvrir un monde qu’il ne connaissait pas et semblait fantasque : les super-héros. Jusqu’où la force humaine et les dons innés sont-ils capables d’aller ? Nous n’en saurons pas plus dans cet opus -mais peut-être dans les suivants que je n’ai pas encore visionné : Split et Glass- Principalement tournée autour de la famille de David Dunn, l’intrigue se déroule au sein de l’intimité de sa famille, et on suit les interrogations de David autour de ses capacités hors du commun qu’il avait toujours refoulé.

Les questions de la norme et de l’extraordinaire dominent la narration, mais le spectateur lui, n’est pas invité à entrer plus dans la peau d’un personnage, ou de se plonger à l’intérieur de l’intrigue. Il y a une barrière franche qui fait que nous sommes presque impassibles à ce qui peut arriver, et personnellement, c’est ce qui fait que malgré une histoire originale et bien menée, je n’ai pas été plus emportée que cela dans le film que nous propose Shyamalan.

Une bonne expérience tout de même pour les personnes qui comme moi, ne sont pas très amateurs au premier abord de films du genre fantastique. A essayer donc !

Et vous, avez-vous eu des impressions particulières sur l’un de ces films ? N’hésitez pas à me répondre en commentaire en m’indiquant votre avis et ressenti ! Et à très vit pour u nouvel article sur Eudoxie !

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