Penser

Revue cinéma de février

Bonjour à tous ! Je souhaiterais instaurer un petit rituel entre nous. Vous avez dû comprendre que je sortais sur ce blog un article par semaine, chaque samedi matin à 11h. Et pour cette nouvelle année, j’aimerais également que chaque premier article du mois traite de films visionnés le mois précédent au cinéma, en vidéo à la demande ou en diffusion télévisée. Ainsi cela sera notre nouveau petit rendez-vous, fixe, pour que vous ne puissiez pas le rater !

Il faut savoir que mon premier blog sur internet traitait justement de cinéma, et j’y abordais principalement des critiques de film. Mais j’ai vite arrêté, car je me disais à l’époque que mon avis n’avait que peu d’intérêt étant donné mes maigres connaissances en cinéma de façon générale. Mais après tout, j’ai toujours aimé partager mes visionnages et mes réactions, et finalement, l’écriture de petites critiques, ou en tout cas retours d’expériences ne m’a jamais quitté. Alors si ce rendez-vous vous intéresse, voici l’édition de février, sur mes visionnages du mois précédent !

Commençons avec un peu de contemporain :

Swiss Army Man – Daniel Scheinert & Dan Kwan (2016)

Je ne sais plus à quelle occasion j’ai pu noter ce film dans mes envies cinéma. Mais je ne regrette absolument pas de l’avoir sélectionné ! Ici il s’agit d’une étrange comédie mêlant aventure, humour et tendresse. On retrouve un jeune homme, Hank, qui tente de se suicider afin d’échapper à la vie dans laquelle il ne trouve pas sa place, et où il est difficile de se construire en tant qu’individu mêlé aux Autres avec un grand A. Mais avant l’acte final, il a une vision : un homme échoué sur la plage de l’île sur laquelle il se trouve. Sa tentative de suicide échoue et Hank se rue vers cet inconnu visiblement décédé, et tente en vain de le ranimer.

Alors ce jeune homme se livre à ce cadavre étranger, comme jamais il ne l’avait fait auprès des vivants. Une étrange magie opère alors, et le cadavre nommé Many, ou son fantôme, partage des indices avec Hank afin de le ramener à la civilisation au fur et à mesure qu’ils partagent, discutent et apprennent ensemble. Ensemble ils parcourront l’île, et surtout, nos deux protagonistes nous partagerons les choses les plus simples qui font que la vie est remplie de petites choses heureuses, et que pour s’y faire une place, il faut Oser Être.

Cette comédie m’a vraiment fait chaud au cœur. Mêler quelques fous rires à des larmes de tendresse et de joie en voyant la découverte du monde des vivants par notre cadavre Many, et s’imaginer ce jeune Hank adoucir ces peines en trouvant au final, un ami… Il ne me fallait pas grand chose pour avoir un petit coup de cœur pour ce film. J’ai aussi particulièrement aimé la bande son qui était très douce, avec des mélodies qui relevaient encore plus l’aspect magique de cette rencontre et leurs aventures. Une chose aussi que j’ai particulièrement apprécié, c’est cette intimité instaurée entre le spectateur et les protagonistes, peut-être est-ce d’ailleurs dû au fait qu’il n’y en ai que deux, mais la façon dont les réalisateurs nous montrent leurs lieux de vie sur l’île au fur et à mesure de leur avancée, et aussi les partages si intimes sur le monde, sur la vie, sur les relations sociales… bref, c’était comme si on écoutait le secret d’une amie d’enfance sous la tente faite de draps installée dans la chambre de petite fille… on est là, tout près, et pleinement présents, à l’écoute.

C’est cette proximité, cette chaleur et cette tendresse humaine que j’ai aimé retrouver dans ce film. Et j’espère qu’une même expérience vous sera offerte en le visionnant. Ajoutant d’autant plus un traitement plutôt originale de ce type d’aventure, avec de l’humour, et une note enfantine donnée à nos personnages : Many revivant comme un enfant, sans connaissance du monde, et Hank, n’ayant jamais pu exprimer son vrai soi lors de son adolescence et jeune vie adulte.

Les invisibles – Louis-Julien Petit (2019)

Ici il s’agit d’une comédie française mettant en scène des femmes à la rue, se réfugiant au sein d’un accueil de jour à Paris. Ne pouvant plus loger la nuit, les travailleurs sociaux du lieu préfèrent contourner les règles pour aider aux mieux ces femmes démunies, sans solution d’hébergement. On accompagne ces femmes dans un processus accéléré d’insertion sociale, où elles reprennent confiance en elles et en leurs propres capacités.

Loin du pathos que pourrait provoquer une telle thématique au cinéma, dans ce film on rit beaucoup, des situations, des contextes. Et cela permet de dédramatiser, de relativiser, et de mieux comprendre qu’on peut agir malgré les rouages complexes de l’aide sociale. Ce film est touchant, j’en ai je dois l’avouer versé ma petite larmes, ou plutôt mes nombreuses larmes généreuses… mais plutôt dans l’identification à ces femmes qui reprennent le dessus sur leur vie boueuse, où elles s’empêtrent, dans leur parcours sinueux et à première vue sans voie.

Vous avez encore l’opportunité de visionner ce film dans vos cinémas locaux, allez y pour sûr ! Ce n’est sûrement pas le film de l’année, mais assurément vous prendrez une bouffée de fraicheur bienvenue dans le cinéma français. Avec de la franchise et de l’honnêteté, ce film m’a ravie de ces instants de rires et de peines mêlées, qui font en eux-même l’essence même du travail social, réellement bien compris dans la réalisation de ce film.

En espérant vous avoir fait découvrir de chouettes films à visionner à votre tour ! Et bien entendu retrouvons-nous le mois prochain pour un autre article ciné sur le blog Eudoxie ! 😉


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.