Plume

Minuscules majuscules #2

Une carafe de café froid est restée sur la table en bois défraichi de la terrasse. Par langueur Jérôme s’est allongé dans une des chaises trop longues du jardin; si longues que son corps amolli par le soleil d’un dimanche de Juin s’y détend de tout son long.

Le chant musical des oiseaux berce ce jeune homme dans l’insouciance que procure cette journée de repos loin du tumulte de la ville. Ni aigreur ni anxiété ne parait sur son doux visage et pourtant tout aura changé autour de lui lorsqu’il sortira de son sommeil dominical.

Ainsi la terrasse redevient table de repas, Jérôme retrouve ses jambes posées sur les chaises pliantes de son salon et le café lui, est toujours aussi froid. Tant pis, on le boit tel quel en pensant que demain c’est déjà lundi, et qu’on aurait tant aimé pouvoir rêver encore d’être dans un jardin sous le soleil de Juin.

M. L.

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