Penser,  Vivre

Les gestes écolos oubliés

Aujourd’hui en 2018 tout citoyen -tout âge confondu- a des notions d’écologie et de respect de l’environnement. Nous avons ici en France fait par exemple un grand pas en 1992 avec la loi Royal obligeant les collectivités Française à valoriser ses déchets recyclables. Depuis cette date il y a eu une multiplication importante de sociétés de tri et d’initiatives locales de revalorisation. Le dépôt en décharge se limite depuis lors également aux seuls déchets ultimes. C’est depuis cette année que les bacs de tri sélectif sont arrivés dans nos maisons individuelles, puis les immeubles d’appartements.

Depuis petits, notre génération Y connaît également par le biais de classes vertes entre autres des notions de base d’écologie. La plupart d’entre nous sait par exemple qu’une chasse d’eau consomme directement en moyenne 9 litres d’eau pour évacuer un fluide ou un excrément. Bien sûr nous sommes priés de jeter directement à la poubelle nos détritus plutôt que de les laisser négligemment tomber par terre…

Mais est-ce dont tout ce que l’on doit retenir de l’écologie au quotidien ? Ne pouvons-nous pas avoir un impact plus significatif sur notre environnement ?

Être un éco-citoyen

Tout d’abord en tant qu’adultes conscients de l’impact de nos actions grâce à notre éducation et notre propre réflexion personnelle nous avons le devoir de penser nos actes quotidiens, répétés jusqu’à ne plus penser à leur impact et leur but final. Si l’on souhaite faire société à l’échelle mondiale et respecter nos semblables humains et non-humains sur la planète il nous faut prendre en compte les différents facteurs négatifs que nous produisons dans notre mode de vie actuel.

Pour ne citer que quelques exemples, nous…

  • Dévastons des km² de forêts pour cultiver du soja à destination du bétail pour produire de la viande de bœuf
  • Polluons massivement les rivières, fleuves et océans de milliards de tonnes de micro particules de plastiques issues des produits synthétiques tels que les vêtements en polyesters, les emballages jetables, mais également du déversement de produits chimiques et des produits phytosanitaires de l’agriculture…
  • Observons la disparition massive d’espèces vivantes permettant à notre fragile écosystème de perdurer. Cela est induit par différents facteurs et notamment l’urbanisation massive et l’augmentation des cultures intensives, l’utilisation de produits phytosanitaires ou plus généralement à cause du réchauffement général du climat.

Et nous dans tout ça me direz-vous ? Ces faits semblent si loin de nous, comme si nous ne pouvions rien y faire, rien y changer.

Et pourtant !

L’œuvre éphémère de l’homme

Cet emballement effréné vers la consommation mondialisée a provoqué d’énormes dégâts dont nous voyons aujourd’hui le résultat. La production industrielle massive et mondialisée de produits à bas coûts -la globalisation- est la base d’un système de production et de consommation malsain.

Ainsi dans un prochain article je vous parlerai de la notion de pouvoir d’achat, qualifiant soit-disant notre bonheur… et pourtant, avant d’AVOIR, il faut tout simplement ÊTRE mais ce domaine là ne rapportant pas d’argent… on préfère nous inciter à consommer ce que les entreprises veulent que l’on consomme et surtout de la manière qu’elles le souhaitent également.

Pour sortir de ce cercle vicieux il nous faut vouloir refuser cela. Refuser de désagréger plus qu’il n’est supportable notre environnement par notre mode de vie effréné. Et c’est en faisant des choix conscients et éclairés dans notre consommation que nous aurons alors un impact sur tous ces facteurs si grands et pourtant accessibles. Pour modifier notre impact négatif il faudra par contre s’armer de patience et se documenter, s’informer sur les alternatives qui concernent toutes nos activités et achats quotidiens afin de changer nos habitudes de consommateurs et devenir des éco-citoyens.

Et au fond c’est en faisant tous de petits changements que nous changerons le monde : telle une colonie de fourmis œuvrant ensemble à une échelle minuscule pour former une société stable, solidaire qui traverse les millénaires.

Les petits gestes qui changent le monde

Comme je l’indiquais plus haut, la base de tout changement est dans le refus. Tous comme les grands changements sociétaux ont eu lieu par des refus de la loi en place, des rebellions contre les autorités ou la désobéissance civile… (esclavagisme, peine de mort, droit des travailleurs…) le refus de voir notre nature et ses habitants souffrir de la consommation globalisée est un acte militant fort. Ainsi vous assumez votre position de vivre, autrement.

Après l’acte citoyen du refus s’en viennent des modifications dans votre propre comportement, par exemple :

  • Au lieu d’emballer vos provisions dans des sachets jetables ou recyclables, vous pouvez utiliser des sacs réutilisables lavables, ainsi que de refuser les sacs présentés en caisse et utiliser vos propres paniers à provision qui sont par ailleurs beaucoup plus esthétiques
  • S’informer sur la prise en charge réelle du tri sélectif dans votre commune pour mieux trier ses déchets recyclables. Et si vous êtes vraiment entrepreneur, décider d’adopter des petits lombrics qui, dans un lombricomposteur, permettront de valoriser vos déchets organiques en les transformant en compost !
  • Penser en cycle de vie complet des produits achetés et favoriser le renouvellement de ce cycle (acheter seconde main par exemple, choisir le plus équitable des deux produits qui semblent identique…)
  • Prendre du temps pour les choses qui vous tiennent vraiment à cœur (passer du temps en couple ou en famille, se faire un massage, lire un bon livre…) ce sera toujours du temps en moins passé à acheter de façon compulsive des objets qui finalement ne nous font ni plaisir, ni ne sont bons pour l’environnement !

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »
Et le colibri lui répondit :« Je le sais, mais je fais ma part. »

Légende du Colibri telle que racontée par Pierre Rabhi

Enfin, et je terminerai là dessus, nous sommes tous à petite ou grande échelle impliqués dans l’écologie. Le respect de notre système nous demande à chacun d’entre nous de faire en fonction de ses possibilités, le meilleur de soi-même pour préserver notre environnement. Alors une goutte d’eau dans l’océan sera toujours mieux que rien du tout, et vous verrez, avec vos nouvelles habitudes, les curieux vous observerons et qui sait, s’y mettrons peut-être à changer à leur tour, en mieux.

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