Penser,  Rêver

Le pouvoir d’achat

Bonjour à toi et bienvenue sur le blog Eudoxie. Si tu es nouveau ou nouvelle par ici, on parle d’un peu de tout : slowliving, éveil de la conscience et de la réflexion, découvertes en tout genre… Aujourd’hui je vous invite à réfléchir sur la notion de pouvoir d’achat qui dans le discours actuel a tendance à nous définir en tant que consommateur et non en tant qu’humain ; alors c’est parti pour un nouvel article.

Les émissions tél, la radio, la publicité nous renvoient constamment à notre condition de consommateur. En effet nous sommes souvent renvoyés à la somme mensuelle que nous gagnons : nos revenus, qui nous permet de dépenser. Notre capacité à dépenser définit notre catégorie d’appartenance : classe défavorisée, classe moyenne, classe supérieure…

De plus les commerciaux inventent chaque fois des produits et services s’adressant à des catégories bien définies de consommateurs. On a notamment les services de vidéo en ligne ou de musique en libre accès mais qui requièrent un abonnement mensuel (Netflix, Spotify…) ou encore les services de livraisons de courses à domicile par exemple. Ces services ne sont accessibles qu’à une certaine catégorie de population dégageant assez de ressources pour pouvoir acheter ces services, comme elle peut faire du shopping. Ces loisirs sont considérés comme des hobbys, on dépense plus que le nécessaire dont on a besoin pour se vêtir.

On remarque souvent que nous revendiquons pour la majeur partie d’entre nous pouvoir gagner toujours plus : on ne gagne jamais assez bien sa vie. Ce qui induit que l’on ne peut pas s’offrir tout ce dont l’on a envie (sous entendu D’ACHETER tout ce dont on a envie). Se définir ainsi en tant que consommateurs est entendable dans un monde aussi matérialiste que le notre, mais tout de même, il me semble assez triste que nous accordions autant de valeur à cette capacité d’achat, ce « pouvoir d’achat ».

Le bonheur s’achète-t-il ?

La réponse est évidente, c’est non ! Et pourtant on continue d’être persuadé que lorsque nous aurons davantage -de richesse et de biens matériels- nous serons plus heureux. Il est totalement illusoire de le croire. Je le répète, il me semble que c’est avant tout ce que les marchands souhaitent que nous pensions, afin que nous consommions toujours davantage selon nos moyens. Mais au fond, les choses qui nous rendent heureux n’ont que peu ou pas de valeur monétaire intrinsèque.

Par exemple le week-end dernier m’a comblé de bonheur, et voici pourquoi :

  • J’étais malade et mon compagnon me donnait de l’attention (aller me chercher un plaid, me faire une tisane, écouter de la musique classique emmitouflée dans mes couvertures…)
  • J’ai mangé un plat maison succulent à base de bons produits bio et sans souffrance animale
  • J’ai eu la chance de me balader dans un beau coin de nature non loin de chez moi
  • J’ai récolté 3kg de noix gratuitement sur les chemins.
La famille, tout simplement

Ce week-end était merveilleux par les bonheurs simples qu’il m’a procuré. Certes ces actions requièrent peut-être certaines conditions matérielles d’aisance que d’autres que moi n’ont pas accès, mais tout autant que nous sommes avons accès à des plaisirs simples et sans valeur monétaire.

Si on se concentre alors sur ces aspects de notre vie et qu’on leur accorde plus de place et d’importance pour nous, on se sentira vivre dans de meilleures conditions, sans pour autant qu’il faille augmenter notre paie, et notre pouvoir d’achat !

Ne nous laissons pas avoir par les discours communs sur le pouvoir d’achat. Nous avons avant tout le pouvoir de vivre, et aussi de vivre bien : avec nos valeurs et les choses qui comptent vraiment pour nous, et nous comblent de tout ce dont nous avons, au fond, réellement besoin.

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