Rêver

Éduquer à l’environnement

Bonjour à tous !

Je vous retrouve aujourd’hui pour un article un peu plus conceptuel. Le monde qui nous entoure peut-il changer grâce à nos actions ? C’est une question que l’on se pose tous plus ou moins un jour. On se demande tous au fond si nos petits gestes, si insignifiants soit-ils peuvent amener de grands changements, pour contrer la destruction inexorable du vivant. Ou alors faisons nous partie de ces autres qui pensent finalement que les possibles sont déjà derrière nous et qu’il ne nous reste déjà plus aujourd’hui, que nos yeux pour pleurer.

Mais nous reste-t-il un peu d’espoir ? Un peu d’optimisme ? Quant à ce monde qui nous entoure et que nous laisserons tout de même à nos enfants -même si ce ne sont pas forcément les nôtres, ceux de notre chair.

Pour tenter ne serait-ce qu’un chouilla de préserver ce qui nous entoure : l’air, l’eau , la faune, la flore et notre propre santé d’esprit, nous pouvons agir en conscience, en portant certains idéaux ou valeurs de vie. Mais pour ce faire, faut-il encore avoir pu être sensibilisé à ces questions de notre environnement, et plus profondément, sur le monde du vivant.

Les pistes d’éducation pour petits et grands

Pour agir sur soi et sur son environnement, il faut déjà donc nous l’avons dit, avoir été sensibilisé, intéressé, sur les sujets de la protection de l’environnement. Ces sujets touchent à plein de domaines particuliers, que cela soit la pollution de l’air ou des sols, de l’extinction des espèces menacées, de l’impact des micro-organismes sur le « macro », ce que l’on voit, mais encore sur la destruction des richesses terrestres qui mettent des centaines de milliers d’années à se renouveler (minéraux, pétrole, charbon…) et plus globalement la question de la perte de diversité autant dans le règne végétal qu’animal.

Ces questions, pour qu’elles puissent prendre corps et racine dans l’esprit des plus petits comme des plus grands d’entre nous, voici quelques pistes afin de s’éveiller à la nature et à sa richesse précieuse.

  • S’émerveiller de la nature et de son fonctionnement : les petites choses rendent le monde joli. Qui ne s’est pas extasié devant les fleurs du printemps qui peuplent les prairies, ou encore lorsque l’on aperçois une ribambelle de canetons à côté de leur mère. Faire des balades en nature permet de se ressourcer, et finalement de façon inconsciente, de se reconnecter à notre environnement qui fait de nous des Hommes, car sans la beauté du monde nous ne serions pas.
  • Regarder des documentaires : cela semble culcul et barbant mais en fait, si on passe les premières minutes d’un documentaire animalier ou sur la flore sauvage par exemple, ou encore sur le fonctionnement d’un volcan ou des plaques tectoniques, on redécouvre un monde qui nous était inconnu, en s’ouvrant culturellement. Et ainsi on redécouvre l’importance de la compréhension de ce qui nous entoure tout en étant invisible à première vue.
  • Lire des ouvrages ou comprendre les choses inspirées de la nature : je prend l’exemple des fractales. Une fractale est un phénomène géométrique qui a pour caractéristique de changer d’échelle -grandir ou rapetisser- sans jamais dénaturer sa forme initiale, en restant toujours parfaite. Ce phénomène s’observe avant tout dans la nature, avant d’avoir été théorisé, et cela s’observe notamment avec le chou romanesco et ses sommités répétitives ou encore le flocon de neige, qui sont des figures étendues mais finies.

Les découvertes « des hommes » ne se basent que sur l’observation méticuleuse de l’existant, molécules, engrais, technologies… tout est inspiré de ce qui existe déjà ! Les exceptions sont peut-être les mathématiques et la philosophie qui sont des sciences du concept, mais peut-être ici encore je me trompe par manque de connaissance !

  • Avoir le soin de s’occuper du vivant : nous avons cette capacité, une fois avoir pris conscience de leur nécessité dans le système du vivant, de pouvoir faire des choix conscients sur notre impact sur la vie elle-même. Cela passe par notre mode de consommation : est-ce que j’utilise des animaux pour ma consommation et si oui, comment sont-ils utilisés ? Est-ce que j’utilise au quotidien des produits toxiques qui impacteraient négativement mon environnement, et est-ce que je peux les réduire ou trouver des alternatives ? Bien sûr cela demande de la réflexion et de la connaissance, de la recherche, mais si tous ensemble nous pratiquons cet exercice périodiquement, alors le monde ne s’en portera que mieux c’est sûr !
  • Écrire ou lire de la science fiction : cela nous plonge alors dans un monde parallèle, soit post-apocalyptique, soit fantastique où notre ère du vivant n’est plus, et où nous en sommes à une autre. Mais laquelle est-ce, et est-elle souhaitable ? Cela ouvre encore une fois la réflexion.
  • Voyager dans des pays où l’eau potable est rare : encore une fois cela nous renseigne que des gestes aussi simples qu’ouvrir la vanne du robinet pour boire à grosses gorgées de l’eau potable n’est possible que dans quelques régions du monde, et que cette ressource est extrêmement précieuse.
  • Comprendre et décortiquer nos habitudes du quotidien : à notre échelle de citoyen, autant pour les plus petits que pour les plus grands, se questionner sur nos gestes et habitudes de consommation et d’action est faisable. Bien sûr qu’on ne peut pas changer une industrie entière par exemple, mais au moins à notre niveau nous pouvons faire des choix éclairés.

La part du colibri

En somme c’est toute la philosophie du mouvement Colibris, portée notamment par Pierre Rabhi, agriculteur et essayiste, qui promeut un effort de tous, à son échelle, sur notre environnement mais également sur nous-même. En adoptant cette posture du « chacun à sa juste mesure » on peut aborder à mon sens la question de la préservation de notre environnement de façon plus sereine et apaisée, car oui, changer le monde entier ne sera pas possible, mais se changer soi-même on peut tous le faire si on s’en donne les moyens. Si j’étais PDG de L’Oréal, peut-être que je pourrais aisément changer la ligne de création des produits, de choisir quels ingrédients je mettrai dans mes crèmes et shampoings, mais également comment fonctionneraient mes usines, comment je traiterai mes employés autour du monde, mais aussi comment seraient recyclés mes produits, et surtout : dans quel but, quelle visée ? Celle de la consommation éperdue de produits inutiles, ou alors l’envie profonde de rendre le monde et les gens qui le peuplent, beaux.
Que de questions ! Mais je ne suis pas PDG de l’Oréal, et heureusement pour moi, mes tracas quotidiens ne sont pas de cette ampleur, et je peux donc plus aisément faire des choix concrets, simples mais accessibles, pour changer le monde à ma manière.

Vos enfants aussi peuvent comprendre cela, alors que réfléchir sur l’énergie nucléaire, sa production et son utilisation, ça fait déjà un peu beaucoup bien qu’ils soient en totale capacité de le comprendre, agir dessus sera moins aisé. Alors que de prendre le vélo au lieu de la voiture pour se rendre à son activité préférée, cela aura du sens si vous prenez le temps d’expliquer le pourquoi du comment. Et ce petit geste répété, permet d’économiser une perte d’énergie incroyable.

Je continue donc à être optimiste à l’égard de notre futur, car on sent tout de même beaucoup de bonne volonté, ou en tout cas je le ressens en mon for intérieur, et si chacun d’entre nous donne un peu de son énergie pour éduquer à l’environnement, et soi-même également faire partie intégrante du changement, alors il n’y a que l’espoir qui peut rester et se développer.

Merci à tous de me suivre et à la semaine prochaine pour un nouvel article sur Eudoxie-blog !

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